Le
snaking, vous pratiquez ? A l’origine, cette technique d’élite a été découverte dans
F-Zero GX et permettait, via un simple réglage du ratio poids/acceleration et en selectionnant les bons véhicules, de se tortilloner de gauche à droite à un rythme très rapide en bénéficiant d’une mini-acceleration donnée à chaque dérapage. Cette technique permet d’atteindre des vitesses fulgurantes en ligne droite et d’exploser les records (et vu la difficulté de F-Zero GX, ce n’est pas du luxe).
Mario Kart DS, vous le savez certainement si vous avez dejoué joué sur le Wi-Fi, permet également de snaker, et de façon d’ailleurs bien plus simple que dans F-Zero : la mini-acceleration donnée à chaque dérapage faisant partie intégrante du jeu et n’étant un secret pour personne, il suffit de les enchainer en ligne droite pour finir les circuits en un temps record. Ce qui n’est pas du goût de tout le monde, car certains joueurs considèrent qu’il s’agit purement et simplement de tricherie.
Nintendo of America vient de mettre une fin (provisoire) à la polémique : dans
cet article de Nintendo.com, un chroniqueur estime clairement que le snaking n’est ni un bug, ni une technique de triche. Il invite donc les non-snakeurs excedés par les courses squattées uniquement par des snakeurs et qui ne veulent absolument pas se convertir, à faire en sorte de choisir des circuits où les snakeurs ont peu de chances de sévir, voire à privilégier le mode rivaux, où ils pourront se confronter à des joueurs de même niveau.
Pour ma part, je suis un snakeur moderé : la technique est très efficace dans les courses simples et les larges lignes droites, mais il faut reconnaître que se tortillonner sans arrêt devient rapidement un peu guignolesque, en plus d’être fatiguant pour le pouce. Je préfère snaker en course contre la montre. De toutes façon, snakeurs ou non-snakeurs s’entendront sur une chose : une carapace bien placée mettra toujours tout le monde d’accord…
“Je suis un empafé de snaker, et j’en suis fier” (us)