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Review | Sherlock

Cyril Letonnelier - 29 février 2012
#Cinéma #Critiques de Films et Séries TV Review | Sherlock

Sir Arthur Conan Doyle apprécierait surement le traitement réservé à son héros qui n’en n’est pas un, Sherlock Holmes. Car il n’y a pas que les films qui vont bien au détective privé, il y a aussi les séries. La dernière en date porte le nom de Sherlock et nous propulse à notre époque, avec un personnage qui n’a pourtant pas changé. Deux saisons pour six épisodes, dur de ne pas dévorer tout ça en une longue soirée.

Sherlock Holmes est détective consultant et il accueille comme colocataire le docteur Watson, un ancien médecin de l’armée britannique blessé en Afghanistan. Il aide Scotland Yard à résoudre des enquêtes ardues en utilisant ses dons d’observation et de déduction, et en les associant à des techniques actuelles comme Internet ou les téléphones portables.

Nous voila avec un Sherlock Holmes (Benedict Cumberbatch) à notre époque, et il n’est pas venu seul puisque John Watson (Martin Freeman) et l’inspecteur Lestrade (Rupert Graves) l’accompagnent, tout comme tous les autres personnages emblématiques des livres d’Arthur Conan Doyle. Une série britannique, avec des acteurs britanniques et des réalisateurs britanniques. En ce qui concerne Sherlock, vous l’avez surement remarqué récemment dans La Taupe (en blond, pourquoi pas) ou Cheval de Guerre tandis que Watson apparaît dans Hot Fuzz ou encore Shaun of the Dead. Deux acteurs qui retranscrivent parfaitement les caractères des deux compères, l’un complètement détaché du monde, au dessus de la moyenne intellectuelle et avec un ego sur-dimensionné, tandis que son collègue, adorable, est dans le flou le plus total. Et pourtant ce n’est pas faute d’essayer de suivre.

Sherlock est une version moderne autant visuellement que techniquement. Il s’agit de l’adaptation de plusieurs livres à la fois (souvent deux par épisode) et l’on passe 1h30 à suivre l’enquête menée par le détective. Celui ci réussi tout ce qu’il entreprend, en trouvant les indices du premier coup, comme le faisait son homologue littéraire. Il a un petit coté Dr Lightman (Lie To Me) sur les bords puisqu’il devine tout, pas la peine d’essayer de cacher quoi que ce soit, votre manchette, votre sourcil ou votre façon d’être entré dans la pièce vous trahirait. Visuellement on a beaucoup de jeux de caméras et le rendu est plutôt bon. Allez comprendre que l’on a des mouvements pendant les scènes pour nous montrer des preuves à la NCIS, et pas mal d’effets spéciaux avec le texte. Nos protagonistes se servent à outrance des téléphones mobiles et d’Internet et donc tous les messages tapés sont affichés à l’écran. Le clin d’oeil va même jusqu’à ce que Watson tienne un blog où il publie les affaires que Holmes et lui même ont traité. Une idée magnifique.

Si la première saison est axée sur les enquêtes et la façon dont Sherlock doit les résoudre, le tout avec pas mal d’humour, la seconde quant à elle est plus sombre, et on tourne autour des relations entre les personnages (Sherlock, Watson et James Moriarty). Une évolution qui a son intérêt et qui nous permet de ne pas tomber dans une routine de résolution d’énigmes à la NCIS. On prend rapidement plaisir à essayer de penser comme le détective pour trouver la réponse aux questions mais c’est la plupart du temps peine perdue. Qui peut penser comme Sherlock Holmes? Même les réalisateurs et écrivains de la série n’y arrivent. Devant le succès des 3 premiers épisodes, la saison 2 est diffusée sur France 4 cette année, et une saison 3 est sur les rails. On n’en sait pas plus, mais on l’attend forcément avec impatience. A regarder dans l’ordre pour suivre le fil rouge avec Moriarty! Ah oui, et si vous hésitez encore: c’est pas loin d’être un chef d’oeuvre!



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