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Review | Starbuck

Cyril Letonnelier - 27 juin 2012
#Jeux vidéo Review | Starbuck

Je ne suis pas fan fan des comédies françaises à l’humour lourd, mais quand j’ai vu marqué « québécois » sur l’affiche, je me suis précipité à la projection. Starbuck, un film léger, qui aborde une question pas si bête que ça dans un ton plutôt drôle. Cocktail parfait pour une soirée détente.

Durée: 1h49

Sortie: 27 juin 2012

Synopsis

Alors qu’il s’apprête à être père, David Wosniak, éternel adolescent de 42 ans, découvre être le géniteur anonyme de 533 enfants déterminés à le retrouver. Reprenant un débat qui a secoué l’Amérique du Nord il y a quelques mois, les scénaristes Martin Petit et Ken Scott (pour sa part également réalisateur) sont partis du postulat de base d’un homme ayant une quantité phénoménale d’enfants, en raison de ses multiples dons de sperme dans le passé. De ce point de départ loufoque et propice à la comédie, ils ont utilisé le vide juridique qui existe un peu partout en Amérique du Nord autour de la question de l’anonymat du don pour parler des questions de paternité, de famille, et de la place de l’homme dans ces nouveaux schémas sociétaux.

L’humour québécois traverse l’Atlantique

David Wozniack est un loser total. Le genre de mec qu’on ne rêve pas de devenir quand on sera grand. Il mène une vie terne, entre son travail de livreur dans la boucherie familiale, le club de foot avec ses copains et sa petite amie avec qui rien ne va. Quand je vous disais que c’était le loser total, je pesais mes mots.

Et puis un jour, tout bascule (mais ça, vous l’avez lu juste au dessus dans le synopsis). Ses « enfants » veulent savoir qui il est et lui va vouloir savoir qui ils sont. Evidemment c’est plus facile pour lui que pour eux, et l’histoire du film nous propulse au milieu de la vie des uns et des autres. Il va vouloir devenir plus ou moins un père, sans le dire, alors que son couple bat de l’aile et que son travail lui échappe.

Le film soulève des questions dont les réponses ne sont pas si facile à donner. Est-ce qu’un père biologique est vraiment un père en soi ? Est-ce que les enfants doivent savoir qui est leur père ? Est-ce que David est un abruti de première ? Va t-il se faire tuer par les types à qui il doit de l’argent ? Comment cultive t-on de l’herbe chez soi ?

Avec beaucoup d’humour mais jamais trop, les acteurs jouent leurs rôles à la perfection, avec un coté authentique bien présent. Tourné au coeur de Montreal, on ne peut nier le fait que l’empreinte canadienne est omniprésente elle aussi et on va même jusqu’à avoir besoin de sous-titres « français » pour comprendre les personnages quand ils utilisent des expressions québécoises.

Starbuck est marrant, touchant, émouvant, écoeurant (clin d’oeil québécois) et il apporte une véritable réflexion. On a peur de la version américaine qui ne devrait pas tarder à être tournée mais en attendant je vous conseille à 100% d’aller voir Starbuck. Peut être qu’un jour on saura aussi faire des comédies de ce genre en France. Qui sait.



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