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Pause Musicale Rétro | Streets of Rage – Yūzō Koshiro

Guifou - 10 août 2012
#Jeux vidéo #Pauses musicales Pause Musicale Rétro | Streets of Rage – Yūzō Koshiro

Trilogie indissociable de la Megadrive/Genesis, Streets of Rage, ou Bare Knuckle au Japon, constitua le sommet d’un genre catalogué aujourd’hui dans le rétro gaming. Scénario simplissime : nettoyer la ville du parrain local, ainsi que son gang de punks, ninja, clowns, et autres femmes de peu de vertu. La franchise ne fut pas seulement impressionnante graphiquement ou niveau gameplay, la bande son participa en grande partie à son succès. Il fut peut-être même l’un des premiers jeux véritablement qualitatif de ce point de vue.

Streets of Rage 1

Sorti en 1991, le jeu emboitait le pas à un autre grand succès du genre, Final Fight, sorti 2 ans plus tôt en arcade et un an plus tôt sur Super Nes. Très proche sur la plupart des points, Streets of Rage se démarquait par sa zone jouable plus vaste, composée de sprites de  plus petites tailles. Bien que se maniant via un unique bouton de frappe et d’un bouton de saut (ainsi que d’un bouton appel de renfort), le système de jeu était très riche pour l’époque, laissant, au gré de la position du joueur ou des combinaisons de touches, une certaine variété dans les attaques : coups sautés, coups retournés, projection, attaque à l’arme blanche.

Trois personnages et trois niveau de difficultés amenaient une certaine dose de rejouabilité. Cela sans compter la présence des boss, particulièrement bien retranscrits par des sprites de grandes tailles. Si l’expérience reste très intéressante, le jeu a malgré tout un peu vieilli, le gameplay étant assez rigide et la qualité technique loin des 2 suivants.

Soundtrack

La musique, composée par Yuzo Koshiro, tranchait avec ce qui se faisait à l’époque. Une sorte d’électro qui, en plein essor du rétro gaming, garde un charme presque intact. La réussite de cette bande son ne fit aucun doute pour l’équipe du jeu, d’où la présence du compositeur dans l’écran titre même.

Le niveau 1 annonce la couleur, demeurant sans doute le thème le plus marquant du jeu. Le fourmillement de détails et la qualités de reproduction des basses de la megadrive furent réellement impressionnantes à l’époque. La puce audio en gardait encore sous le pied, mais cette première musique, « fighting in the street » , relevait déjà de la démo technique.

Pas de bon beats em all sans un bon boss. Pas de bon boss sans une bonne musique. Très répétitive et puissante, « Attack of the barbarian » reste encore aujourd’hui très marquante.

La musique connait néanmoins des variations, avec des thèmes plus lancinants comme celui du Stage 5, voire plus posés comme celle du Stage 4, « keep the groovin ».

Oscillant entre les deux, le stage 3, « Moon Beach », constitue une sorte de compromis entre jazz et électro, et une construction qui deviendra très classique dans les autres beats em all.

Parfois moins inspiré, ou simplement plus libre, Yuzo Koshiro passe également par la case minimaliste, avec le thème du Stage 6, très en phase avec le côté usine.
L’évolution de la musique est assez caractéristique d’une époque, devenant assez simple dans les derniers niveaux. Le début du jeu étant, de fait, le plus joué, l’essentiel se concentrait là-dessus. Le Stage 7, tranchant avec le reste dans le gameplay (pas de scrolling, unique plateforme, absence de boss), illustrait assez bien cela.

Le 2ème opus, sorti une année plus tard, frappera encore plus fort, dans tous les domaines. Mais ça, nous le verrons une prochaine fois.



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