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Pause Musicale Rétro | Streets of Rage 2 – Yūzō Koshiro

Guifou - 13 septembre 2012
#Jeux vidéo #Pauses musicales Pause Musicale Rétro | Streets of Rage 2 – Yūzō Koshiro

Suite d’un premier opus très prometteur, Streets of rage 2 changea légèrement la donne en modernisant largement le principe, le rapprochant d’une esthétique arcade et de son gameplay plus fourni, mais ne reniant pour autant pas son héritage console. Le jeux constitua, pour la plupart des joueurs, le sommet de la trilogie, musique en tête.

Streets of Rage 2

Sortie une année après Streets of rage premier du nom, le jeu remit à zéro la plupart des points. Premièrement, l’utilisation de sprites plus importants. Ce point marqua la plus nette cassure entre l’ancienne (Renegade, double dragon, Streets of rage 1) et la nouvelle génération (Final fight et streets of rage 2), bien qu’il y avait à l’époque des exceptions, la série Golden Axe (déjà abordée) entre-autres.

Soundtrack

Choix de fidélité pour la musique avec la présence de Yūzō Koshiro, compositeur du premier Opus. Libéré de certaines contraintes après l’excellent accueil de la bande son, celui-ci s’autorisa une approche plus riche encore, s’embarquant dans des styles toujours familiers mais bien plus variés. La connaissance de la puce sonore aidant, la qualité technique monta également d’un cran, proposant une des meilleures OST de la console.

Comme toutes les productions destinées à l’arcade (un portage sur le système Megaplay en l’occurrence), le premier niveau, forcément plus joué, devait en mettre plein les yeux, et surtout les oreilles. En résulte le thème le plus marquant de la série, sans être pour autant le meilleur. La musique, très proche du premier stage de son prédécesseur, est à la fois entrainante et très riche en instruments, s’imposant immédiatement en prouesse technique.

Le thème des boss est lui aussi supérieur, tourné autour d’une boucle simple mais efficace, le genre très à la mode dans les reprises rétro gaming.

« Dreamer », le thème du niveau 3, est un exemple d’alternance calme et plus rythmée, très à part à l’époque, d’un rendu fabuleux pour la console.

Si les pistes ne sont pas toutes extrêmement inspirées (thème stage 2 ou 6), celles-ci sont très nombreuses, autorisant des transitions au sein même d’un niveau. Le thème du niveau 4 fait figure d’ovni, plutôt rapide mais assez kitsch, reste qu’il fait partie de ces morceaux entêtants dont on se souvient. Dans les 4-5 plus mémorables du jeu.

A l’instar de « keep the groovin » de SOT1, Le thème du niveau 5 est linéairement calme, Jazzy et reprenant les accents généraux du jeu.

Morceau le plus rapide et électronique de la saga, back to Industry est ce type de morceau que l’on pouvait qualifier de précurseur à l’époque, n’ayant pas réellement d’équivalent sur console (ni en général) dans cette période. L’utilisation de ces thèmes peut paraitre un bon choix maintenant, mais la mode était davantage dans les thèmes épiques ou aux accents hard rock.

Malgré ce tour de force, peut-être la meilleure bande son d’un jeu megadrive, le compositeur ne sera pas reprit pour la musique du 3ème opus, ce qui marquera un déclin évident et participera au statut  hybride de ce dernier, entre prouesse technique et vilain petit canard. Il faudra attendre le projet Streets of rage remake pour monter encore d’un cran, même si exclusivement fait de remix. SOT2 fut à ce titre l’une des bandes sons les plus influentes pour les artistes électro.



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