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Review | Dishonored (Xbox 360)

Cyril Letonnelier - 15 octobre 2012
#Tests de Jeux vidéo Review | Dishonored (Xbox 360)

Arx Fatalis et Dark Messiah sont les deux précédents jeux d’Arkanes Studio, des français basés à Lyon qui ont un je ne sais quoi qui nous bouleverse à chaque nouveauté. Arrivé sur le devant de la scène sans crier gare, Dishonored est une aventure comme on en rêve tous les jours sur nos consoles. Pas loin du chef d’oeuvre.

Temps de jeu personnel: 39 heures

L’infiltr-action a son plus haut niveau

Vous êtes Corvo, le protecteur de l’impératrice, qui au bout de 5 minutes de jeu va voir sa vie changer du tout au tout. Traqué par la garde urbaine et le gouvernement, vous allez devoir aider un groupe de Loyalistes (les fidèles à la couronne) pour renverser l’état actuelle du pouvoir. Pour cela, vous allez assassiner des personnes importantes et voler des renseignements dans un univers steampunk qui ressemble à un Londres post-révolution industrielle.

Le jeu est coupé en plusieurs missions bien distinctes avec des objectifs principaux et des secondaires. Vous pouvez la jouer gros dur et zigouiller tout le monde ou bien la jouer feutré et assassinés seulement les cibles de vos contrats. Vous pouvez même aller jusqu’à ne tuer personne si vous faites preuve d’ingéniosité. C’est la réussite de Dishonored réside: une liberté d’action dans des mondes qui ne sont pas ouverts mais presque. On a le choix de son style de jeu, et on peut changer sa façon de jouer à tout moment.

Se cacher dans les conduits d’aération, endormir sa cible avec son arbalète, prendre possession du corps d’un garde pour passer une porte fermée à clef ou poser des mines sur le chemin d’un tour de garde. Voici quelques exemples de ce qu’on peut faire pour passer le temps et mener à bien nos objectifs.

En plus de vos gadgets et armes (arbalète, mines, grenades, pistolet, lame d’assassin) que vous pouvez améliorer moyennant finance, vous avez une petite panoplie de pouvoirs magiques. En effet, le culte de l’Outsider vous permet d’utiliser la magie mais à des fins plus originales que d’habitude. Les pouvoirs sont axés « infiltration & action ». Invoquer des rats pour dévorer un ennemi et faire disparaître son cadavre, pouvoir prendre possession du corps de quelqu’un, voir dans le noir, tout ce qu’il faut pour être un parfait assassin.

Tout le gameplay réside dans votre capacité à vous servir de l’environnement pour vous cacher et pour trouver votre voie bien à vous. Vous possédez pour cela un sort bien utile dès le début: le Clignement (Blink en anglais). Il vous permet de vous téléporter sur une courte distance (puis plus loin une fois amélioré) et vous pouvez ainsi atteindre des endroits autrefois inaccessibles, comme le toit d’une maison.

Les missions ne sont pas répétitives mais l’histoire n’est pas folichonne. Elle est prévisible depuis la fin du prologue, c’est dire. Le fait de tuer ou non les personnages du jeu influence les 2 dernières missions du jeu et on se retrouve avec une fin différente que l’on soit gentil ou méchant. Cela change catégoriquement le déroulement des 2 missions, idem si l’on fait tous les objectifs secondaires. Je vous conseille d’essayer les 2, la méchante était particulièrement bien pensée.

Ce qu’on peut regretter, ce sont tous les petits détails ratés. Le menu de sélection des missions vous permet de rejouer n’importe quel moment de votre aventure, mais si vous souhaitez par exemple trouver toutes les runes pour améliorer vos pouvoirs, il va falloir recommencer depuis la mission 1 et tout faire à la suite et non sélectionner les missions via le menu. On retiendra aussi l’absence d’une carte. Bien utile parfois, elle est disponible en application payante à 3€ sur vos smartphones. Autre absente, l’ambiance sonore. Pas marquante pour deux sous, c’est clairement dommage. A part les dialogues des gardes et les messages de propagande (on dirait Call of Duty dit comme ça), on a pas grand chose.

Enfin l’univers fait penser à Bioshock, mais ce n’est pas un mal ! L’ambiance, les magouilles avec l’huile de baleine, le rôle de notre personnage, les pouvoirs et l’amélioration des armes, difficile de ne pas faire de parallèle avec le jeu qui se passe à Rapture. Il fait penser à Bioshock aussi graphiquement. Loin d’être un bijoux de ce coté, autant la physique (déplacement des corps, lieux « escaladables » et gestion des chutes) est top, autant visuellement, on est franchement en dessous des derniers hits de l’année.

CONCLUSION: Dishonored répond présent face à ses promesses. Gameplay efficace, panoplies de pouvoirs et d’armes parfaites, missions prenantes, ambiance au rendez-vous, style de jeu personnalisable et prise en compte des choix dans le jeu, tout est là. Les quelques hic l’empêche d’atteindre la perfection, mais il faut tout de même sauter dessus si on aime les FPS !

8.5/10
Informations
Le duo infiltration/action
Les pouvoirs originaux
Les maps des missions
Un faux replay des missions
Les graphismes

Développeur : Arkane Studios / Éditeur : Beteshda / Genre : FPS / Joueurs : 1
Jeu en ligne : Non / Date de sortie : Disponible / Disponible sur : PC, PS3 & Xbox 360


Notation:
0.0 – 3.5 | Fuyez, ce jeu ne parviendra qu’à vous faire perdre votre temps.
4.0 – 5.5 | Plutôt moyen, on ne le conseille que si vous n’avez rien d’autre.
6.0 – 7.5 | Les fans aimeront, les autres seront un peu plus dur à convaincre.
8.0 – 9.5 | On se rapproche du hit incontestable. A acheter les yeux fermés.
10 | Le jeu à posséder dans sa collection, c’est plutôt rare.



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