Rentré instantanément au panthéon du jeu vidéo, Shadow of the colossus est une énigme. Un jeu empli de petits défauts, sur une ps2 mourante, et pourtant d’une puissance artistique hors du commun. Un jeu trouble au scénario volontairement évasif et marqué par un fort symbolisme, la solitude, la quête, le divin, sans tomber dans une approche Manichéiste. A l’instar des Okami, Ico, Beyond good and evil, il sera encensé par la critique mais loin d’avoir des ventes en conséquence.
Rares sont les fans de la première heure de Final Fantasy, licence sortie en 1987 et dernière chance d’une petite firme au bord de la faillite, Square Soft, devenu Square Enix. De l’eau a coulé sous les ponts depuis, 5 générations, des chefs d’œuvres, mais aussi des problèmes. S’il fut le porteur de la vague des J-rpg en son temps, Final Fantasy est à présent l’archétype voire la caricature du déclin Japonais dans le jeu video.
Difficile d’évoquer Sonic sans un gout amer, se rappeler qu’une des meilleures licences de son temps un jour mis un genou à terre, pour s’effondrer progressivement à force d’égarements. Franchise exceptionnelle dans ses jeunes années, passage chaotique à la 3D, enterrement sans fin à travers des jeux flirtant avec l’infâme ou le grotesque, il n’y eut guère plus que dans quelques rares fulgurances ou hommages que le hérisson bleu ne sombra pas un peu plus dans son abime.
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2008 et un coup de tonnerre dans l’espace infini, EA marqua les esprits avec un Dead Space exceptionnel. Très beau, bien pensé sans être incroyablement novateur, il marquait, malgré sa débauche d’arme, l’arrivée possible d’une nouvelle génération de survival. Génération qui n’arriva finalement pas, trop occulte pour le public actuel qui demandait, audience oblige, de se tenir à des standards Hollywoodiens. Pourquoi suggérer le frisson lorsqu’on peut le dénaturer en le montrant ? Ou le syndrome de la franchise Alien. Temps de jeu personnel: 8 heures |

Suite d’une saga commencée sur arcade, Golden Axe 2 ne révolutionna nullement le principe du premier ce qui fut son principal reproche. Bien qu’il apporta quelques éléments nouveaux, que ce soit dans le gameplay ou la variété des niveaux, l’essentiel était déjà présent dans le premier jeu, ainsi l’expérience est extrêmement proche. Un scénario famélique, réduit à l’épure du genre Heroic fantasy, mais est-ce vraiment important.

Suite d’un premier opus très prometteur, Streets of rage 2 changea légèrement la donne en modernisant largement le principe, le rapprochant d’une esthétique arcade et de son gameplay plus fourni, mais ne reniant pour autant pas son héritage console. Le jeux constitua, pour la plupart des joueurs, le sommet de la trilogie, musique en tête.











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